Interview de Jocelyn JACQUOT Coiffeur au CHMD

Date de mise à jour : 19-12-2018

Interview de Jocelyn JACQUOT Coiffeur au CHMD

Vous avez dit coiffeur dans un hôpital de santé mentale ?
un métier méconnu ! Le Service Sociothérapie du Site de Mangot Vulcin nous ouvre les portes de l’atelier coiffure

Interview Service Communication – Questions de VES

Le Service Sociothérapie compte en son sein un Club COIFFURE, pouvez-vous nous en parler ?

Qu’est-ce que le métier de coiffeur en Hôpital psychiatrique ?

Coiffeur en hôpital psychiatrique, c’est prendre soin des patients, s’occuper de leur bienêtre, et faire qu’ils soient en confiance. Je fais les soins dont ils ont besoin avec le strict minimum, des soins, des défrisages, des coupes, quand ils en ont besoin. Je suis à leur écoute, je les conseille, ils me posent beaucoup de questions et j’essaie de leur répondre. Donc être coiffeur en hôpital psychiatrique, c’est surtout être à l’écoute des patients.

Depuis quand êtes-vous la et comment a évolué votre fonction ?

Je suis entré à l’hôpital psychiatrique en 2000 en tant que vacataire, je faisais des prestations sur le site de Balata. En 2009 j’ai été contractuel et titularisé en 2013.

Comment se passe la prestation ?

Depuis Février 2017, je reçois les patients sur le site de Mangot Vulcin, le Mardi et le Mercredi sur rendez-vous. Ils peuvent venir prendre eux même leur rendez-vous ou c’est le service qui appelle pour eux.
Pour l’instant l’accueil se fait uniquement le matin de 9h30 à 12h00. Je coiffe aussi bien les femmes que les hommes.

Cette prestation est comprise dans la prise en charge donc ils n’ont rien à payer.
En quoi la coiffure est-elle un soin ?

La coiffure rentre en qualité de soin, par rapport surtout à la pathologie de chaque patient. S’ils ont besoins de soins capillaires, ça demande de leur apporter un soin à ce niveau-là, c’est important.

Cela devient thérapeutique parce que quand ils viennent au salon, ils sont mis en confiance, ils sont à l’aise, on discute beaucoup, je suis à leur écoute, donc sa rentre dans un système de soins.

Tous nos remerciements à notre collègue, discret qui a accepté de jouer le jeu de l’interview pour mieux connaitre sa mission et son fonctionnement, à la Sociothérapie